Longtemps second rôle de luxe, il accède à la célébrité en 98 avec le rôle du tueur de vampires de la saga Blade, 11 ans après être apparu au début de sa carrière audiovisuelle dans le clip Bad de Michael Jackson. Sa spécialité est les films d'actions dans lesquels il peut faire la démonstration de ses aptitudes physiques et de sa maîtrise des arts martiaux, mais il a su aussi briller dans des thrillers, comédies ou drames, donnant la réplique à Robert De Niro ou Sean Connery.
Dès 1991, il fonde sa propre société de production indépendante Amen Ra Films qui coproduit ensuite la série des Blade. Lorsque sa carrière commence à connaître un revers après le début des années 2000, une période où on ne le voit apparaître qu'une seule fois sur les écrans de cinéma américain pour Blade : Trinity en 2004, il s'appuie sur Amen Ra pour se consacrer entièrement à la production de films destinés directement au marché de la vidéo.
Mi-octobre 2006 ses démêlés avec le fisc américain (IRS) pour fraude fiscale, qui couvent depuis les poursuites judiciaires lancées par l'IRS en 2002 contre son consultant fiscal et qui mettent en cause les millions de dollar que Wesley a économisés grâce à lui, culminent sous la forme d'un mandat d'arrêt international. L'acteur se remet aux autorités le 8 décembre à l'aéroport d'Orlando et est relaché en attendant son procès après le paiement d'une caution d'un million de dollars.
Sommaire
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* 1 Biographie
o 1.1 Les débuts
o 1.2 Carrière d'acteur
* 2 Problèmes légaux
o 2.1 Violence conjugale
o 2.2 Paternité
o 2.3 Faux passeport sud-africain
o 2.4 Fiscalité
* 3 Filmographie
* 4 Lien externe
Biographie [modifier]
Les débuts [modifier]
Né à Orlando, Californie, sa famille déménage ensuite alors qu'il est enfant dans le sud du Bronx, où il entre dans le lycée des arts d'interprétation Fiorello H. LaGuardia. A sa grande déception, sa mère décide de ramener la famille à Orlando où il doit terminer le lycée, créant cependant avec des amis le Struttin' Street Stuff, une compagnie ambulante de marionnettistes qui se produit dans des parcs et des écoles. En 1980, il termine le lycée et décide de revenir à New-York pour poursuivre ses études dans l'université d'état Purchase. Il y reçoit en 1985 un diplôme de Bachelor of Fine Arts et obtient ensuite plusieurs rôles dans des comédies musicales à Broadway.
Carrière d'acteur [modifier]
En 1985, vivant alors de petits boulot, Snipes auditionne pour le film Wildcats de Warner Bros., avec Goldie Hawn, et arrive à y obtenir un rôle.
Il enchaîne en apparaissant dans la version longue du clip "Bad" en tant que chef du gang rival de celui de Michael Jackson puis dans le film Streets of Gold où il est remarqué par Spike Lee. Il renonce cependant au rôle que celui-ci lui propose dans Do the Right Thing pour préférer un rôle plus important dans Major League suivi par plusieurs succès au box-office. Le rendez-vous avec Lee n'est cependant que reporté, Snipes se rattrapant ensuite en tenant le rôle du saxophoniste de jazz Shadow Handerson dans Mo' Better Blues puis surtout le rôle principal du drame romantique Jungle Fever.
Bien qu'apparaissant dans de nombreux films d'actions, Snipes fait aussi dans la comédie avec Les Blancs ne savent pas sauter, le drame The Waterdance, et ose même apparaître en drag queen à coté de Patrick Swayze et John Leguizamo) dans le film de 1995 To Wong Foo, Thanks for Everything! Julie Newmar.
1998 est un sommet dans sa carrière avec la sortie de Blade qui ramène plus de 150 millions de dollar de recette, son étoile sur le Hollywood Walk of Fame, et un doctorat honoraire décerné par son ancienne université Purchase.
En tant que producteur Snipes s'engage en produisant à travers sa société Black Dot Media, filiale spécialisée de Amen Ra Films, des documentaires sur des intellectuels africain et afro-caraïbéens ; le premier consacré à John Henrik Clarke sera acclamé par le festival Sundance et recevra le grand prix du "Urbanworld Film Festival" de New-York. Le résultat financier ne sera lui visiblement pas à la hauteur car Black Dot Media va être assez rapidement arrêté. En produisant pour le cable un documentaire sur les arts martiaux au vingtième siècle, "The First Tribute to the Martial Arts Masters of the 20th Century", Wesley trouve cependant un bien meilleur succès populaire, ce documentaire recevant les meilleurs taux d'audience jamais obtenus pour un émission spécialement produite pour le cable.
Problèmes légaux [modifier]
Violence conjugale [modifier]
En 2004, le chanteur Christopher Williams, que la rumeur accuse d'être la personne responsable d'avoir provoqué en la frappant la surdité d'une oreille de Halle Berry, affirme que le vrai coupable est en fait Snipes. Aucune confirmation extérieure n'est venue, Halle Berry continuant à se refuser à identifier le responsable de sa surdité.
Paternité [modifier]
Toujours en 2004, Snipes se voit être accusé d'être le père d'un enfant qui aurait été conçu lors d'une visite dans une maison de passe en 2000. Snipes refuse de se soumettre au test de paternité, mais ses avocats échouent à faire annuler la requête du tribunal à ce sujet. L'accusation s'écroule tout de même lorsqu'il est révélé que le tribunal n'a pas pris en compte que les déclarations de l'accusatrice n'ont absolument aucune cohérence ni crédibilité et relèvent manifestement d'une affabulation pathologique.
Faux passeport sud-africain [modifier]
En 2005, Snipes est détenu à l'aéroport international de Johannesburg pour avoir présenté un faux passeport sud-africain aux autorités douanières. Il déclare alors avoir obtenu ce document à travers un avocat américain et être prêt à coopérer avec les autorités pour éclaircir l'affaire. Il est finalement libéré et autorisé à revenir au États-Unis en usant de son vrai passeport américain, en étant juste noté indésirable aux frontières sud-africaine. L'affaire déclenche une petite polémique en Afrique du Sud sur les vrais raisons qui motivent d'avoir relaché aussi facilement l'auteur d'une telle infraction, à savoir si le document ne serait pas un "vrai-faux" et si l'affaire n'a pas été enterrée pour protéger les autorités responsables.
Fiscalité [modifier]
En octobre 2006, un mandat d'arrêt international est lancé contre Wesley Snipes à la suite d'une plainte pour fraude fiscale déposé contre lui par le fisc américain, l'IRS (Internal Revenue Service). L'IRS l'accuse d'avoir déposé de fausses déclarations pour obtenir 4 millions de dollars de remboursement en 1996, puis 7,3 millions en 1997, et de ne pas avoir déclaré ses impôts pour les années 1999 à 2004. Cumulés les divers chefs d'accusation de l'IRS pourrait lui valoir 16 années de prison, en plus d'amendes considérables.
L'accusation porte simultanément contre son conseiller fiscal, Douglas P. Rosile, Sr., auquel le fisc avait déjà interdit en 2002 toute activité dans le conseil fiscal, suite à la découverte de fausses déclarations concernant 174 de ses clients dans 34 états, pour un montant total supérieurs à 29 millions de dollars.
L'IRS accuse en particulier Snipes de s'être adressé à des conseillers fiscaux déjà notables pour de fausses déclarations, concluant un accord avec la firme American Rights Litigators où 20% des sommes économisées devaient être reversées.
L'acteur est cependant à ce moment présent pour tournage en Namibie, qui n'a pas d'accord d'extradition avec les Etats-Unis, et est donc protégé des effets de ce mandat. Il revient aux Etats-Unis le 8 décembre 2006 par un vol privé atterrissant à l'aéroport d'Orlando, et se remet aux autorités. Il plaide alors non-coupable et obtient sa libération contre le paiement d'une caution d'un million de dollar. Son procès est planifié pour le 5 Mars 2007 et il obtient l'autorisation de la cour afin de revenir entretemps en Namibie pour finir son tournage.
Il se déclare sur l'affaire la victime d'un acharnement injuste des procureurs et des services fiscaux.
Filmographie [modifier]
* 1986 : Femme de choc (Wildcats), de Michael Ritchie
* 1986 : Streets of Gold, de Joe Roth
* 1987 : Toubib malgré lui (Critical Condition), de Michael Apted
* 1987 : Bad, de Martin Scorsese (vidéo)
* 1988 : Vietnam War Story II, de David Burton Morris, Jack Sholder et Michael Toshiyuki Uno (vidéo)
* 1989 : Les Indians (Major League), de David S. Ward
* 1990 : H.E.L.P., de Michael Ray Rhodes et E.W. Swackhamer (série TV)
* 1990 : The King of New York (King of New York), d'Abel Ferrara
* 1990 : Mo' Better Blues, de Spike Lee
* 1991 : New Jack City, de Mario Van Peebles
* 1991 : Jungle Fever, de Spike Lee
* 1992 : The Waterdance, de Neal Jimenez et Michael Steinberg
* 1992 : Les Blancs ne savent pas sauter (White Men Can't Jump), de Ron Shelton
* 1992 : Passager 57 (Passenger 57), de Kevin Hooks
* 1993 : L'Extrême limite (Boiling Point), de James B. Harris
* 1993 : Soleil levant (Rising Sun), de Philip Kaufman
* 1993 : Demolition Man, de Marco Brambilla
* 1994 : Sugar Hill, de Leon Ichaso
* 1994 : Drop Zone, de John Badham
* 1995 : Happily Ever After: Fairy Tales for Every Child, de Anthony Bell, Edward Bell et Bruce W. Smith (série TV) (voix)
* 1995 : Extravagances (To Wong Foo Thanks for Everything, Julie Newmar), de Beeban Kidron
* 1995 : Money Train, de Joseph Ruben
* 1995 : Où sont les hommes ? (Waiting to Exhale), de Forest Whitaker
* 1996 : America's Dream, de Paris Barclay, Bill Duke et Kevin Rodney Sullivan (TV) (segment The Boy Who Painted Christ Black)
* 1996 : Le Fan (The Fan), de Tony Scott
* 1997 : Meurtre à la Maison-Blanche (Murder at 1600), de Dwight H. Little
* 1997 : Pour une nuit... (One Night Stand), de Mike Figgis
* 1998 : U.S. Marshals, de Stuart Baird
* 1998 : Loin d'ici (Down in the Delta), de Maya Angelou
* 1998 : Blade, de Stephen Norrington
* 1998 : Futuresport, d'Ernest R. Dickerson (TV)
* 2000 : L'Art de la guerre (The Art of War), de Christian Duguay
* 2000 : Disappearing Acts, de Gina Prince-Bythewood (TV)
* 2002 : Liberty Stands Still, de Kari Skogland
* 2002 : ZigZag, de David S. Goyer
* 2002 : Blade II, de Guillermo del Toro
* 2002 : Un seul deviendra invincible (Undisputed), de Walter Hill
* 2003 : The Bernie Mac Show (série TV) (épisode Bernie Mac Rope-a-Dope)
* 2004 : Unstoppable, de David Carson
* 2004 : Blade: Trinity, de David S. Goyer
* 2005 : 7 Seconds, de Simon Fellows (vidéo)
* 2005 : The Marksman, de Marcus Adams (vidéo)
* 2006 : Hard Luck, de Mario Van Peebles
* 2006 : Chaos, de Tony Giglio
* 2006 : The Detonator, de Leong Po-Chih